Portail d'Al-Hoceima
De l'importance de sauvegarder nos plages et notre Littoral

Les plages sont parties intégrante de notre patrimoine naturel et une des nombreuses fiertés de notre Province d'Al Hoceima. Notre association, désireuse de protéger et de promouvoir son patrimoine ainsi que son environnement, auprès des publics qui s'intéressent à notre bien aimée province, est l'initiatrice d'un projet de protection et de sauvegarde des côtes de la Province. Ce programme qui est réalisé en partenariat avec l'ODEP, sponsor principal, qui a financé l'ensemble du projet, concerne les communes d'Aït Youssouf Ouali, d'Al Hoceima, d'Izemmouren et de Beni Boufrah. Le projet s'exécute sur l'ensemble de l'année 2006.
La première partie du projet qui a eu lieu durant la troisième semaine de mars a réuni autour de quatre tables rondes les principaux acteurs politiques et associatifs ayant trait à la problématique soulevée. Les 17 (Izemmouren), 18 (Beni Boufrah), 21 (Al Hoceima) et dimanche 26 mars dernier (Aït Youssouf Ouali), se sont, en effet, tenues les différentes tables rondes autour de la thématique suivante : la protection des plages de la Province d'Al Hoceima.

L'objectif principal des tables rondes était de réunir autour de la même table les différents acteurs en relation avec la thématique traitée. Les tables rondes se sont attachées à confronter les points de vues des différents acteurs et de mettre en perspective les solutions qui pourront être apportées aux problèmes. Le plus important pour notre organisation est que des solutions soient trouvées au problème de pollution et de dégradation de nos plages !

Il est de notre devoir de veiller à la bonne santé de nos richesses naturelles afin qu'elle soient léguer aux futures générations dans un très bon état. La facture environnementale sera payé tôt ou tard. Il est préférable de prendre le problème à bras le corps dès à présent pour soulager nos descendants et leur permettre de travailler et de vivre sainement et sereinement.
Nos concitoyens le comprennent. Ils sont prêts à concéder les efforts nécessaires pour lutter efficacement contre ce fléau et prévenir la catastrophe écologique qui risque de s'abattre sur nous si l'on ne tend pas une oreille attentive aux plaintes incessantes de notre nature.
Nos plages subissent le contre coup d'un laisser-aller générale et d'un tourisme de masse irrespectueux des valeurs et normes environnementales.

Tout au long des quatre jours de concertation, nous avons pu constater que l'objet de notre programme intéressait TOUS les intervenants et qu'ils étaient TOUS prêt à travailler main dans la main. Tous les participants sont d'accord pour convenir que malgré un littoral superbe encadré par un paysage idyllique, d'énormes lacunes et de graves problèmes environnementaux déprécient nos plages.

Lors de notre tournée, peu importe la commune d'accueil, que se soit Izemmouren, Beni Boufrah, Al Hoceima ou Aït Youssef Ouali, il a été mis l'accent sur des difficultés diverses et variées qui s'amplifient à mesure que l'on adopte la politique de l'autruche.
Au nombre des problèmes évoqués, l'on compte l'absence d'infrastructures routières de qualités qui conduisent aux plages en toute sécurité. L'on dénote l'insuffisance, voir l'absence des services associés aux plages. Sans vouloir être exhaustif, nous avons noté l'absence d'éclairage des plages, l'inexistence de sanitaires ainsi que de douches.
Plus grave encore ! Aucune plage ne compte de postes de premier secours permanent qui puisse garantir la sécurité des estivants en répondant rapidement et efficacement aux accidents pouvant survenir. Pourquoi aucun véhicule de premier secours n'est-il affecté spécifiquement aux plages ?

Admettons qu'un accident survienne. Que devons-nous faire ? Il faut appeler la Protection Civile (composer le 15), leur indiquer la plage où l'on se trouve et les renseigner sur l'ampleur et la gravité de l'accident. Ensuite, que fait-on ? On attend !? Mais que devons nous attendre ?
Si l'on se trouve à Al Hoceima, on limitera énormément le délai d'attente d'intervention. Par contre, plus on s'éloigne de la ville, plus on s'éloigne de la Protection Civile. Il faut savoir que plusieurs plages privilégiées par les estivants ont un accès difficile et se situent hors des limites citadines d'Al Hoceima… A bon entendeur !
Soulevons à présent, les problèmes influençant l'écosystème. L'écosystème se compose d'une communauté animale et végétale particulière et le milieu que cette communauté occupe . Notre écosystème compte parmi les plus originale de toute la méditerranée ! Il abrite des espèces rares que l'on ne retrouve plus ailleurs. Pour plus d'information, nous invitons nos lecteurs et lectrices à se renseigner sur l'écosystème particulier du Parc National d'Al Hoceima. Nous resterons à votre disposition pour vous guider dans vos recherches. Nous avancerons dans ce présent document, afin d'illustrer nos propos, la présence avérée de trois espèces différentes de dauphin !!
L'écosystème est fragile et demande à ce que l'on prenne soin de lui. Notre baie n'est, malheureusement, pas épargnée par les freins liés à la pollution. L'exemple symbolique que nous avons évoqué lors de la table ronde d'Al Hoceima, est celui de la déchetterie sauvage de Sidi Abid . Aujourd'hui, on associe Sidi Abid (le quartier) à un cimetière dans lequel on tombe nez à nez avec des carcasses de bus rouillés, du matériel hospitalier (seringues et autres ustensiles) et toute sortes de détritus. On ne l'associe plus au lieu de pèlerinage (même si le lieu de pèlerinage est différent de celui où se trouve la déchetterie).
Cette déchetterie soulève énormément de complications et est cause de diverses formes de pollution.

La pollution : contamination de l'air, de l'eau ou du sol par des substances qui altèrent la santé de l'homme, la qualité de la vie ou le fonctionnement naturel des écosystèmes. La pollution de l'atmosphère est essentiellement provoquée par les rejets des usines industrielles, des incinérateurs, des moteurs à combustion interne et autres. Dans le cas de la pollution de l'eau, des rivières, des lacs et des mers, il s'agit plutôt de rejets domestiques, municipaux, nucléaires et industriels.
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La définition parle d'elle-même. Dès lors, rendons-nous compte que les déchets rejetés dans la mer et brûlés sauvagement à l'air libre, ne peuvent que nuire à notre écosystème marin, à la qualité de notre eau, de notre air et de notre sol.
Toutefois, nous soulignons l'effort accompli par l'actuelle administration, présidée par M. BODRA, pour régler le problème. La municipalité a conscience de la gravité du problème et estime pouvoir le solutionner au plus tard dans cinq ans. Il existait des obstacles pour trouver l'emplacement de la déchetterie qui doit être construite. Ceux-ci sont résolus. A présent, cette dernière demande un investissement conséquent que la municipalité ne peut pas prendre en charge seul. Nous espérons que cette triste parenthèse se referme le plus vite possible et qu'elle ne soit plus qu'un mauvais souvenir. Nous espérons voir se développer en lieu et place de la déchetterie de Sidi Abid, un pôle touristique accueillant qui offrira à nos visitant le bonheur de contempler la  superbe baie d'Al Hoceima du haut des falaises. Rendons son âme à Sidi Abid, pour qu'enfin le pèlerinage que nos mères, grand-mères et aïeux accomplissaient, puisse avoir lieu de nouveau !
Ce problème de pollution est terrible. Sans aller aussi loin que la déchetterie, arrêtons-nous simplement sur les déchets délaissés par la population locale et touristique. Ils sont tout autant cause de dégradation des plages et de son environnement. Pourquoi n'utilisons-nous pas de poubelles plastiques et ne cessons pas d'utiliser les sacs plastiques noirs ? Nous devons savoir que chaque sac plastique met 300 à 400 ans à se dégrader. Ces mêmes sacs que l'on retrouve en mer ! Est-ce responsable ? Voulons-nous réellement protéger nos plages ou simplement rejeter la faute sur les manques et sur ce que les autorités concernées ne font pas ?
A tout le moins, nos plages, sans exception aucunes doivent être équipées de poubelles. Elles sont le préalable à toute régression significative du taux de pollution.
Nous avons évoqué en substance un autre problème écologique qui concerne le vol du sable de plage qui est utilisé dans le BTP (Bâtiment et Tr        avaux Publics). Comme aucune loi ne légifère et comme le contrôle n'existe pas, le sable est prélevé directement à la source. Une situation normale, non ? A titre d'information, il existe des filières d'activités qui s'occupent de vendre du sable industriel qui est utilisé pour la construction. Ces entreprises respectent un cadre législatif et écologique. Le sable de plage est un bien publique dont toutes les personnes doivent pouvoir jouir. Il est la propriété juridique de la collectivité. C'est la raison pour laquelle, nul n'a le droit de se servir impunément !
Au court des consultations, nous avons évoqué tous les problèmes que nous devons résorber. Effectivement, A chaque problème sa solution ! Il n'existe pas de problème insolvable ni insurmontable. Tout est question de volonté et de travail. Pour reprendre le message de monsieur SAÎDI (inspecteur régional du ministère de l'Aménagement du Territoire, de l'Eau et de l'Environnement), tout reste à faire.
Une étape d'étude, d'analyse est un préalable indispensable pour développer notre province sur des bases solide ! Les avantages ne manquent pas pour faire de notre région un centre de tourisme incontournable et d'un nouveau genre ! Le climat est agréable. Le patrimoine est riche. Que faut-il de plus pour nous motiver ?
Nous convenons aisément que l'appui politique et financier est capital pour régler les problèmes. Il est d'ailleurs ressorti des différentes discussions que le budget gouvernemental alloué à la protection des plages était une chimère.

Le projet que nous menons est important et nécessaire mais n'est pas suffisant seul. Il doit être complété par une multitude d'autres projets. Tous ensemble nous renverserons la tendance actuelle. Créons des synergies et mettons en commun nos compétences pour avancer sur de bons rails. Faisons face aux difficultés pour pouvoir jouir, à nouveau, d'un cadre de vie splendide qui fera des envieux de par le monde !
Qu'on soit bien d'accord ! Nous ne pourrons être fort que dans l'union et dans la sincérité de nos actions. L'optimisme est de mise après ces quatre tables rondes. Rien n'est acquis mais les conditions sont réunis pour que l'on retrouve des plages plus belles à l'avenir et que l'environnement soit la préoccupation majeure de nos concitoyens et nous l'espérons, de nos visiteurs aussi. 

En guise de conclusion, nous remercions tous les participants pour le temps qu'ils ont consacré à ces tables rondes et pour leurs interventions passionnées.
Sans la volonté générale de changement, il nous est impossible d'aller de l'avant. Encore une fois, nous réitérons notre message d'espoir de voir nos plages resplendir dans toute la méditerranée et être érigé en exemple de bonne gérance !

Nous rappelons à tous qu'une campagne de sensibilisation aura lieu durant le mois d'août. Elle est tout autant capital que les tables rondes qui viennent de se dérouler. Nous espérons qu'elles porteront leur fruit et qu'elles seront suivies d'acte par tous !

Synthèse générale des quatre table ronde sur le thème de la protection des plages

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